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Des coqs, des poules et des pigeons

Posté le 06/12/2017, Auteur: pitts/PB


On le sait, le vent est l’un des facteurs majeurs de la colombophilie. Alors que la période des concours est terminée depuis longtemps, c’est un vent de folie qui semble souffler sur la colombophilie wallonne. En un mot, c’est le… bordel ! Entre les courriers officiels de la Région Wallonne fustigeant les manquements de l’AWC, la transmission erronée de ces mêmes messages aux mandataires, la redistribution des mandats nationaux au sein de l’EPR Hainaut-Brabant Wallon,  les réactions brutales et diffamantes engendrées par ces changements, les bonnes intentions reniées, et les rancœurs ou les vengeances, on peut dire que ça vole bas…

Comme vous pouvez le lire par ailleurs, l’administration wallonne a une piteuse opinion de la capacité d’action des principaux mandataires de l’AWC. Leur lenteur à mettre l’association francophone en totale conformité avec la réglementation régionale agace jusqu’au ministre Di Antonio lui-même. Le président Christian Goulem est directement pointé du doigt. La menace de voir les colombophiles wallons interdits de jouer en 2018 est brandie. Le colombophile serait puni à cause de dirigeants incapables de diriger. Incroyable mais wallon !

A ce sujet, on souhaiterait dire au ministre Di Antonio notre satisfaction de le voir si attentif au développement de notre passion mais aussi lui dire que cette association wallonne accueillait sans rougir des compétiteurs de la région flamande. Ne parlons même pas de l’avantage de la position géographique au ministre. Demandons-lui si ses services compétents ont le droit d’aller opérer un contrôle dans un colombier flamand ? La réponse est « non » ! C’est l’une des raisons qui ont fait naître la contestation dans les travées francophones. En écho à ce cri d’alarme, on a eu droit à des promesses. On était alors en pleine campagne électorale. Christian Goulem et d’autres l’ont dit clairement : « les concours AWC seront réservés aux colombophiles wallons ». A peine élu ou réélu pour les rescapés, la divine parole était ravalée avec une salive décidément trop souvent mal odorante. N’y allons pas par quatre chemins : mentir, c’est avoir une mauvaise haleine.

Fustigés pour leur inertie, leur passivité, dans des rapports remis à un directeur du Service Public de Wallonie et au cabinet du ministre du bien-être animal, nos fameux mandataires wallons en prennent pour leur grade. Et ils crient au scandale, hurlent au complot lorsque les nouveaux mandataires les boutent hors de leur siège. C’est que ça balance pas mal dans l’EPR Hainaut-Brabant wallon ! Christian Goulem et Jean-Pierre Palm briguaient une reconduction évidente dans leur fonction fédérale respective. Badaboum, rien pour Palm et des miettes provinciales pour Goulem. Le quarteron Lachapelle-Petit-Sapin-Mayeur a joué du fleuret dans les votes et a fait mouche à chaque fois.

Le duo a la défaite amère. Surtout Jean-Pierre Palm, qui ne peut cacher une certaine rancœur. Une personne si mesurée habituellement… Mais s’il parle, c’est en cercle plutôt fermé. Son épouse est moins discrète. Et elle y va fort ! Publiquement, sur un réseau social bien connu, elle dénonce : « Les 4 nouveaux se sont réunis à l’avance, sans y inviter Jipé et se sont donnés les postes de ce qui était l’EPR. Puis samedi, les 4 braqueurs ont fait semblant de rien à la vraie réunion et ont levé la main à chaque poste à attribuer. Jipé a levé la sienne pour le sportif et Petit aussi. Donc, il a fallu voter. Comme les dés étaient pipés, ils ont voté pour Petit. C’est du beau… Les amateurs francophones sont foutus pour les saisons prochaines… » Elle ne tire pas à blanc, madame Palm ! Mais si sa déception est légitime, ses déclarations publiques dépassent largement le cadre déontologique et légal qui est le nôtre. Reproduire ici les propos exacts publiés sur le réseau social reviendrait à nous rendre complices de diffamation s’il s’avérait qu’un tribunal juge ses déclarations comme telle. Les moqueries sur Henri Lachapelle, « qui serait le pantin de Bernard Chapelle », rapporte-t-elle, ne sont pas prononcée avec la même fureur que les lourdes accusations portées à l’égard de Francis Petit.  Allégations ? Dans l’incapacité de recouper les « infos » diffusées par Yvette Palm, nous ne pouvons prendre le risque (juridique) de les reproduire. Le déroulement des élections fédérales est aussi remis en cause par la compagne de Jean-Pierre Palm : « Il y a eu des irrégularités dans les élections. Jean Delstanche a pris un avocat pour les faire annuler (alors que ça ne le concerne plus)… C’est vrai qu’on se demandait où Petit a eu ce nombre de voix. On pense que des hauts (sic) Flamands lui ont rajouté car il est à la botte de Herbots. Ce qui nous faire dire qu’il ne votera pas pour défendre les francophones ». Boum ! Les missiles de la Corée du Nord à côté de cela, c’est juste bon à faire cligner un œil à Trump. Car tout le monde est mis en cause dans cette fournée  : la RFCB, les mandataires flamands et évidemment les nouveaux mandataires brabançons et hennuyers. » Comme les Ricains au Viêt-Nam, elle y va au Na…palm, Yvette !

Le plus regrettable dans cette guéguerre, c’est que ce sont les colombophiles qui trinquent. Pour leur pomme les dommages collatéraux ! Ainsi, certaines réunions préparatoires entre présidents de sociétés et mandataires de l’EPR Hainaut-Brabant wallon ont été l’occasion de demande, de débats et d’engagement formel. Comme lors de celle tenue à Mont-Sainte-Aldegonde. A Pont-à-Celles, la plupart des amateurs étaient pour rejoindre l’itinéraire de Charleroi et ainsi cesser d’étendre son rayon de plus en plus profondément dans le Brabant wallon. La demande était identique pour La Frégate de St-Amand. Les mandataires de l’EPR s’étaient engagés à appliquer les décisions prises lors de cette réunion préliminaire. Quelques jours plus tard, l’EPR faisait volte face sur quasiment tous ses engagements. La pression était mise sur le président de Pont-à-Celles par les mandataires brabançons, qui ont exigé le retour de PAC dans le secteur 1 du BW sans quoi la société de pont-à-celloise verrait son accès limité à une seule commune. Non réglementaire, la mise sous pression a fonctionné : Pont-à-Celles retire son souhait de rejoindre l’itinéraire carolo et voit son rayon porter jusqu’aux frontières du Brabant flamand ! La Frégate, elle n’a pas même été consultée : l’EPR a décidé pour elle et a aussi renié les engagements pris à Mont-Ste-Aldegonde.

La vraie raison de tous ces revirements, de ces engagements reniés, serait-elle une façon de se venger pour ces mandataires sur le départ en 2018 ou éjectés d’un siège national lors de la fameuse Assemblée générale de l’AWC, à Jambes ? Si tel est le cas, c’est révélateur de l’esprit étriqué de personnes que l’on imaginait nettement plus en phase avec une certaine éthique et mus par une vraie honnêteté intellectuelle. Car les arguments avancés à certains dirigeants hennuyers pour expliquer la parole reniée ne tiennent pas la route. Mettre à profit le pouvoir qu’est un mandat pour le bien de tous les colombophiles aurait été un signal fort envers ces derniers. Au lieu de cela, on a droit à un cocktail de mesquineries au mieux, et de profiteurs, au pire.

On constate que ceux qui vilipendent, injurient, méprisent et condamnent les nouveaux mandataires six mois avant leur entrée en fonction sont loin d’être exemplaires. Les sièges se perdent et les masques tombent. Pour révéler un bien laid visage. Avant de jeter l’opprobre sur les nouveaux mandataires, laissons-leur le crédit auquel tout nouvel élu a droit. Attendons avant de juger.

Et pour ajouter au marasme régnant, au bordel ambiant, faisons également mention de propos grossiers et injurieux lancés à notre encontre par un employé notoire de la RFCB. On est tombé bien bas. Tellement bas qu’on va finir par trouver du pétrole dans le Hainaut. Mais il sera sûrement revendu par le Brabant wallon…

                                                                               « Le journaliste de mes… ! »

                                                                                                     HUPEZ 


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