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Moisson 2017 exceptionnelle !

Posté le 25/10/2017, Auteur: info@pitts.be


La colombophilie, on la joue comme on l’aime. Certains optent pour la vitesse, d’autres pour le demi-fond et d’autres encore se spécialisent pour le fond et le grand fond. Enfin, il y a ceux qui aiment tout. Mais bâtir une colonie « allround » , c’est tout un art. Car encore faut-il performer. Et c’est la gageure que réussit le tandem de Cuesmes Vandeputte-Kubica. Avant d’entrer plus profond dans le sujet, un chiffre. Celui des premiers prix (et on parle de prix simples, sans doublage) remportés cette saison par le tandem à la société d’Estinnes, parmi les plus réputées de Wallonie : 47 premiers prix ! Excusez du peu ! Et merci pour la leçon…

Il y a évidemment un savoir-faire derrière une si belle réussite. Une expertise aiguisée au fil du temps pour en arriver à de tels résultats. Et une capacité innée évidemment pour faire systématiquement la différence. Patrick Vandeputte dispose de ces atouts. Il a pourtant une modestie non feinte, le Cuesmois. A nos questions, il commence très souvent par répondre via la même formule  : « C’est facile ». Parvenir à de tels résultats, sur autant de tableaux différents et avec une régularité de métronome lui parait « simple ». Beaucoup de colombophiles reconnaitront qu’en réalité, c’est tout sauf facile.

D’autres chiffres de la saison 2017 pour comprendre tout de même de quoi on parle avec ce tandem :

-       25e Nat. Limoges

-       44e Nat. Valence

-       24e Nat. Perpignan

-       72e Nat. Pau

Et encore, on sélectionne ces résultats dans une cargaison complète, une liste longue comme un convoi colombophile pour le Bourges des Prisonniers. Des prix de tête partout : en vitesse, en petit demi-fond, en demi-fond, grand demi-fond et en fond. Des places dans les tops 50, tops 100 Nationaux comme s’il en pleuvait. Tout cela avec une méthode de jeu, de préparation, de motivation et de reproduction que Patrick Vandeputte a taillé sur mesure selon sa méthode. Une méthode qu’il qualifie de « simple », rappelons-le encore une fois.

RESPECT DES DISTANCES

Sur quelle chape fondamentale repose-t-elle cette méthode ? « Sur les origines. Il n’y a pas de secret. Tu veux des bons pigeons, il y en a beaucoup en Belgique. Tu veux de très bons pigeons, il y en aussi mais un peu moins. Et si tu veux d’excellents pigeons, alors, tu n’as plus qu’un choix restreint. Et pas d’alternative : il faut sortir le portefeuille. Il y en a qui ne parle de ce genre de chose mais moi je ne le cache pas. Je sais que si je veux des excellentes origines, cela va me coûter un peu plus cher que pour des origines nettement moins performantes. Il faut être honnête et arrêter de se voiler la face. »

Une première partie de la colonie est basée sur des pigeons achetés chez Dirk Van Dijk (descendance directe du fameux « Kannibal ») et d’autres qui sont des purs Gino Clicque. Une autre grande partie de la colonie est basée sur des pigeons de chez Devooght et de chez Devos. Mais on retrouve aussi dans le reste de la colonie des pigeons de lignée Vandenabeele, Gysen, Schepens. Du sang noble s’il en est et des noms prestigieux. La 25e place nationale à Limoges et la 44e à Valence ont ainsi été réalisées par deux frères de nid, des petits-fils du fameux « Pirate » de Gino Clicque. Quant à la 24e place nationale à Perpignan et la 72e à Pau, elles ont été signées par le même pigeon, un mâle de 2013 qui s’appelle « Mathys ». Patrick Vandeputte ne tarit pas d’éloges sur ce pigeon : « C’est le meilleur pigeon de la colonie. Il fait 100% de prix sur sa saison. Que ce soit sur les concours d’entraînement en vitesse ou après sur plus long. Il ne rate jamais. Comme il est encore en très bonne santé et très motivé, il repart pour une saison supplémentaire, en 2018. »

La méthode de jeu en question repose sur des principes établis par Patrick Vandeputte et respecté à la lettre : « Je suis un cartésien. L’efficacité d’abord. Ces pigeons, selon leurs origines, ils ont des distances préférentielles. Alors, dans la colonie, selon ses origines, chacun est joué dans sa spécialité. Les pigeons qui excellent jusqu’à 200 kilomètres ne seront pas joués sur plus long. Pareil pour ceux qui excellent jusqu’à 400 bornes et ainsi de suite. C’est simple, comme je vous le disais. Et je ne complique pas les choses inutilement : veuvage classique. »

Les femelles sont montrées au mâle avant l’enlogement, le matin et retirée le soir. C’est vrai pour tous les pigeons du colombier, qu’ils soient vitessiers ou fonciers. « On me dit parfois que ce n’est pas bon qu’un autre mâle voit qu’un de ses congénères peut voir sa femelle alors que lui doit encore attendre. Foutaise, ça marche comme ça, je peux l’assurer. Et pareil pour le retour. Les femelles sont remises dès le samedi matin. Or, j’ai des pigeons en même temps sur des concours de vitesse, de demi-fond, de fond. Ils reviennent forcément à des moments différents de la journée. Mais dès son retour, chaque mâle retrouve directement sa femelle. Et ça se passe bien dans le pigeonnier. Ils sont habitués comme ça. »

Tous les samedis de la saison, c’est ainsi que ça se passe en effet. Et les mâles qui ne sont pas enlogés sur des  concours ? Ils sont emmenés à quinze kilomètres du colombier. Un entraînement systématique avec la même méthode et leur femelle qui les attend au retour. « Entretenir la forme, la motivation du pigeon, c’est capital pour maintenir un bon niveau. »

PREMIERE VENTE

Les colombiers sont aussi organisés de façon « mathématique », « carrée » : « J’ai 48 casiers, ils doivent être tous occupés. Ici, je termine la saison avec 38 pigeons sur les 48 du départ. Tous ont fait des prix. Mais j’ai 24 yearlings. Au total, cela fait 62 pigeons pour 48 places. Il y en a donc 14 qui vont perdre leur place dans le colombier. Le tri, c’est simple aussi : aux résultats et au panier. Le tri je le fais quand la saison est finie, jamais pendant. Pourtant, je sais très bien que dans mes pigeonneaux, seuls ceux qui font directement des résultats sur Toury et Nanteuil, dès leurs premières sorties, seront des bons pigeons pour l’avenir. » Patrick Vandeputte a en effet appris à connaître ses pigeons sur le bout des doigts.

Même pour les soins (« Je fais confiance à Belgavet ») et les volées d’entraînement, tout est réglé comme du papier à musique. Je travaille dès 7h le matin, à la cartonnerie de Ghlin. Ils sont tous soignés avant que je ne parte. Il n’y a qu’une volée par jour, le soir, jusqu’au 1er juin. A partir de cette date, on passe à une sortie matinale et une autre le soir. L’avantage de mon système de jeu est que je peux jouer une saison complète sur différentes distances et que tous mes pigeons rentrent le samedi. »

Et 2018 est déjà préparé. « Après Perpignan, j’ai accouplé. La couvée a duré entre 8 à 10 jours et aujourd’hui chacun a été séparé et tout le monde à sa place. Mes 48 casiers sont complets, je ne déroge pas à cette règle. »

Pour la première fois depuis 1983, date de sa première licence, Patrick Vandeputte organisera une vente cet hiver, le 27 janvier. « Je n’ai jamais fait cela mais il y a un début à tout. Il s’agira de 20 pigeonneaux nés de mars à mai 2017 prêts à être accouplés. Essentiellement issus de mes pigeons acquis chez Gino Clique et Gaston Devooght pour les origines. »

                                                                                                                            HUPEZ

 


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