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Barcelone : jour J pour Stéphane Depasse

Posté le 07/07/2017, Auteur: pitts


Dans le milieu colombophile, on le surnomme « Monsieur Barcelone ». Parce que c’est ce concours qui rythme toute sa saison, toute son année. Lui, c’est Stéphane Depasse. Un jeune colombophile (40 ans), déjà riche d’une longue expérience, qui a jeté son dévolu sur les épreuves de fond et sur le rendez-vous catalan en particulier.

Chez Stéphane Depasse, la colombophilie n’est pas un atavisme familial. Certes, l’enfant qu’il était a grandi dans un cadre champêtre, dans une fermette de Brye (région de Fleurus), entouré de gens appréciant la campagne et le contact avec les animaux, mais la passion colombophile, elle lui est tombée du ciel. L’expression n’est pas galvaudée quand on sait qu’il a sept ans lorsqu’il recueille un pigeon fourbu, perdu, posé sur le terrain de foot du village. Le signalement est fait mais le propriétaire lui laisse le pigeon et lui fait parvenir le titre de propriété. Ses parents bricolent un pigeonnier et Stéphane part en quête d’autres pigeons bagués parmi  les égarés des clochers de la région. Tous les signalements se terminent de la même manière : les proprios n’en veulent plus et lui envoient les titres de propriété. Parmi la petite colonie ainsi constituée : un pigeon de Jo Lardenoye. Des années plus tard, neuf exactement, Stéphane Depasse se rend à une vente de pigeons comportant notamment un Lardenoye, avec le vieux courrier en poche. Première vraie rencontre entre les deux qui débouche sur un rendez-vous à Maastricht, afin de visiter les installations du crack hollandais. Un lien est créé, une amitié né. Stéphane repart avec sept pigeons de la colonie hollandaise. Il abandonne les concours de vitesse pour se consacrer au grand fond. Sa marotte : Barcelone.

« Cela a toujours été un objectif. C’est un concours référence, mythique quasiment. Celui dont on parle, qui fait rêver, le classique des classiques », explique-t-il. Renforçant encore la colonie par quelques acquisitions chez des spécialistes du marathon. L’amitié entre lui et Jo Lardenoye est scellée et c’est de manière plutôt naturelle qu’elle se transforme en tandem au début de troisième millénaire.

Le jeu développé est parcimonieux : uniquement des épreuves de longue haleine avec au maximum 6 concours par saison en moyenne pour les pigeons. Point d’orgue : Barcelone. « Peu de concours parce que ce sont des épreuves longues, difficiles. Mon plaisir, c’est d’être sur ma terrasse et de les voir rentrer. Comme il y a peu de concours à notre agenda, Jo vient chez moi à chaque concours pour partager ce bonheur commun. »

Sur le socle de cette amitié viennent se graver chaque année des résultats probants avec de superbes classements dans les concours et championnats nationaux et internationaux. Ne manque vraiment qu’une victoire à Barcelone. C’est déjà passé tout près mais il n’a pas encore mis dans le mille. Est-ce pour cette année ? « L’équipe Barcelone est constiuée de 16 pigeons  répartis équitablement entre mâles et femelles. Des pigeons de 4 à 6 ans avec quelques trois ans pour la compléter. »

Valence a servi de concours préparatoire. Ce concours lui a valu de perdre un pigeon de quatre ans destiné à Barcelone. « Il est revenu au pigeonnier sans pouvoir monter à sa place tellement il était blessé. Quasiment coupé en deux par l’attaque d’un rapace. Il était vraiment salement arrangé. J’étais triste car j’en attendais beaucoup.  En même temps, je suis heureux d’avoir pu le sauver et de le consacrer maintenant à la reproduction car c’est un vrai survivant. Je lui réserve de belles poulettes pour la peine », sourit Stéphane Depasse.
Quand on a un grand objectif unique, pivot sur lequel est organisé toute la saison, on pourrait croire que la pression est terrible à vivre. « Pas du tout. Je ne suis pas du genre à être particulièrement nerveux à l’approche de Barcelone, une fois l’enlogement terminé. La nuit précédant le lâcher, je dors comme un bébé. Je deviens énervé si je vois qu’on va lâcher les pigeons dans un temps catastrophique, propice à faire des dégâts. C’est vrai. Les gens qui, comme moi, attendent Barcelone pendant 364 jours et puis voient que c’est un temps à perdre des pigeons, on peste tous. L’heure de lâcher ? Peu m’importe. Je suis d’ailleurs pour le retour de concours avec lâcher retardé. On avait un beau St-Vincent comme ça mais il a disparu. En Belgique, il y a un déséquilibre entre le calendrier de grand fond et celui de demi-fond ou grand demi-fond qui comporte une foule de concours. »

A méditer du côté de Halle… !

                                                                                                                            Hupez

  

afbeelding1.jpg | Pitts

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