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Des expérimentations d’inoculation sur les pigeons, de quel groupe à risques le pigeon voyageur fait-il partie ?

Posté le 06/12/2017, Auteur: pItts/PB


Des expérimentations d’inoculation sur les pigeons, de quel groupe à risques le pigeon voyageur fait-il partie ?

Suite aux nombreux déboires dû à la grippe aviaire qui ont pris le sport colombophile en otage l’hiver dernier, mais aussi ce printemps et ensuite encore pendant l’été, un certain nombre de vétérinaires ont eu des contacts aussi bien avec le porte-parole de l’AFSCA (l’Agence Fédérale Pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) qu’avec le CERVA (Centre d’Etudes et de Recherches Vétérinaires et Agrochimiques) dans l’intention d’essayer d’obtenir une certain assouplissement des règles en vigueur en faveur des pigeons voyageurs. A cette fin, ils ont aussi dressé l’inventaire de toute la littérature connue jusqu’à ce jour concernant la grippe aviaire, ont cité et essayé de corroborer et d’étayer leur argumentation d’une manière scientifique.

 

La situation actuelle

Bien que l’AFSCA ait fait le choix de la sécurité et ainsi d’incorporer chaque fois les pigeons voyageurs dans la même catégorie que les autres oiseaux en ce qui concerne les mesures prises vis-à-vis de la grippe aviaire, nous pensons quand même que nous – quoique de façon minimale – avons d’une façon ou d’une autre contribué à ce que pour les pigeons, un assouplissement des mesures soit quand même obtenu, peut-être un peu mieux qu’auparavant. Jusqu’à présent, il en est ainsi que l’AFSCA a tout simplement classé les pigeons voyageurs parmi les oiseaux et la volaille sensibles au virus de la grippe aviaire en prenant pour  prétexte qu’en ce qui concerne le nouveau virus muté, il n’y a bien évidemment pas encore de données expérimentales et scientifiques disponibles en ce qui concerne le pigeon voyageur.

 

Des tests d’inoculation

Déjà en février, nous avions eu un entretien avec le CERVA pour éventuellement aller effectuer des expériences d’inoculation sur les pigeons pour ce qui était visible sur le terrain (c’est-à-dire que malgré le fait des nombreuses apparitions de cas en Europe, on n’a pas pu trouver le moindre pigeon voyageur infecté par le virus H5N8, bien qu’il y ait eu quelques columbiformes mais aussi très peu nombreux en comparaison avec d’autres espèces d’oiseaux) et de le démontrer de façon expérimentale pour ainsi avoir des arguments plus forts pour éventuellement obtenir que les pigeons voyageurs soient totalement exclus du groupe ‘’des oiseaux et de la volaille’’ en ce qui concerne les mesures de confinement prises ou à prendre dans le futur. Il est possible qu’une telle étude puisse aussi contribuer à essayer d’obtenir une base légale afin que les pigeons puissent être retirés du scénario de crise en ce qui concerne ‘’l’Aviaire Influenza’’ (grippe aviaire) et qu’ainsi, le hobby ‘’sport colombophile’’ puisse continuer à avoir lieu, même lors de l’apparition du virus. L’avantage d’une telle étude est que même des pigeons voyageurs puissent y être testés et que ceux-ci seraient sérieusement préparés à de telles expériences en ce qui concerne l’immunité, l’insensibilité au virus et l’absence d’autres maladies respiratoires. En outre, en ce moment, il n’y a aucune indication que la grippe aviaire soit présente chez les pigeons voyageurs sur le terrain, ceci au contraire par exemple de la PMV, et par conséquent, la chance est relativement élevée que ces expérimentations d’inoculation se révèlent positives pour le sport colombophile. Le hobby repose sur la possibilité de transporter les pigeons et sur le fait de pouvoir les laisser voler ; ces  20 dernières années, la grippe aviaire a été l’une des plus grandes menaces pour le sport colombophile. Fin février, le CERVA a déjà proposé de réaliser des expérimentations d’inoculation avec un éventuel financement possible de la RFCB. Cette piste n’a encore jamais été poursuivie jusqu’à ce le Vice-président de la FCI, le Dr. David Madeira ait recherché activement des contacts afin de réaliser de telles expérimentations. Il était déjà même en train de faire effectuer de telles expériences en Allemagne.

Pour faire court, les tests devront débuter début 2018, aussi bien au CERVA que dans un laboratoire réputé en Allemagne afin que les expériences aient une grande valeur scientifique. Le CERVA y ajouterait aussi, en cas d’éventuelle publication, une étude plus ancienne réalisée par eux-mêmes sur le virus H5N1 (étude inconnue de tout un chacun parce qu’elle n’a jamais été publiée) et ayant donné des résultats positifs pour le sport colombophile (en d’autres termes, les pigeons étaient totalement insensibles au virus).

Des expérimentations scientifiques sont toujours une question d’attendre ce que les résultats vont donner, mais il semble bien qu’examiner la situation sur le terrain présente bien aussi un risque calculé ; en tout cas, présenter de bonnes et évidentes preuves scientifiques est le seul moyen d’avoir une certaine force d’argumentation face aux autorités. Si les expériences devaient se révéler un peu moins positives, les pigeons, dans le scénario du pire, se retrouveraient probablement catalogués de la même manière que les oiseaux et la volaille, comme c’est quand même déjà le cas actuellement.

 

Le crowdfunding

Comme tout le monde le sait, de tels tests sont vraiment très chers, et par conséquent on a pensé au ‘’Crowd Funding’’ afin d’aider à financer ces expériences. Mais est-il bien exact que cela sera financé par vous, les amateurs colombophiles ? Qu’en est-il alors de la RFCB ? N’est-ce pas leur tâche aussi de soutenir financièrement ces expériences et ces tests ?

On pourrait aussi avoir pensé impliquer les amateurs de l’étranger dans cette initiative, vu qu’ils peuvent aussi profiter de résultats favorables pour le sport Internatio


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