Pitts-globePitts-loginPitts-premiumPitts-registerPitts-search

DOSSIER DOPING

Posté le 05/03/2018, Auteur: pitts


Comme vous le savez tous, cette année il n’y a pas eu le moindre amateur colombophile qui se soit fait prendre en matière de contrôle antidoping.

Même si Geert Philips ne veut pas communiquer avec nous, toutefois c’est quand sa tâche comme responsable de la RFCB au sein de la CCS, nous savons à coup sûr qu’il n’y a pas eu le moindre résultat positif envoyé d’Afrique du Sud vers la Belgique et en d’autres mots, la CCS a été sans travail cette année, parce que ils n’intercèdent uniquement que si quelqu’un est déclaré positif. En principe, nous devrions en être vraiment très contents et c’est une tendance positive en faveur d’un sport colombophile plus propre, mais ….  parce qu’il y un ‘’mais’’. Nous entendons quand même des nouvelles de mauvaise augure.

Apparemment, cela fait partie des gènes des amateurs colombophiles, mais que ce soient des propos de bistrot ou pas, qui peut ou nous le dira …. mais suivant certains, on utilise encore bel et bien de tels produits au sein du sport colombophile. Les pharmaciens aussi nous confirment qu’il y a encore toujours des demandes pour obtenir ‘’quelque chose de bon’’ pour les pigeons et que cela ne les dérange aucunement qu’ils soient sur la liste des produits interdits ou pas.

Heureusement que chez énormément de vétérinaires et de pharmaciens la conscience morale soit devenue un fait que fournir des produits dopants ne soit plus tolérable, mais quand même. Chassez le naturel et il revient au grand galop. Nous avons soumis les résultats à différents experts et ils furent tous unanimes, le fait qu’il n’y ait pas eu le moindre contrôle positif sur le nombre d’au moins 100 échantillons de fientes contrôlés est très positif mais cela ne veut naturellement pas dire que personne ne soit passé au travers des mailles du filet. Que pourrait-on encore améliorer ?

Avant tout, le ‘’Specto-Chromatogramme’’ est très souvent utilisé et c’est une bonne technique pour contrôler une grande quantité d’échantillons de fientes et énormément de sortes de substances. Grâce à cette technique, la durée de rétention des différentes substances est plus longue et peut être comparée à des valeurs standards et de cette manière, on peut contrôler énormément de produits dans un échantillon de fientes. D’après les spécialistes c’est aussi une technique hautement fiable et on peut ainsi retrouver des quantités infinitésimalement  petites de substances. Jusque-là, pas de problèmes.

Un point négatif à cela quand même, c’est que vous ne savez pas précisément quelle quantité de la substance concernée était présente, vous pouvez avoir une estimation, mais vous n’avez pas la valeur exacte. Ce qui est étonnant et frappant, c’est bien que cette année, rien mais alors rien n’a été trouvé au labo en Afrique du Sud. On n’a pas non plus trouvé de l’atropine, de la codéine ou de la morphine. Ce sont pourtant des substances qui sont présentes dans des plantes et qui se trouvent donc toujours en très petites quantités dans les aliments pour pigeons. L’Université de Antwerpen avait aussi démontré il y a quelques années que de grandes quantités de morphine avaient été trouvées dans des mélanges de grit,  dues à la présence de graines de pavot. Cela fut aussi la cause d’un résultat positif dans un premier temps.

Et maintenant une année plus tard nous ne trouvons donc plus rien ? C’est quand même étrange ou bien en Afrique du Sud, on serait devenu un peu plus prudent avec les rapports rendus à ce sujet, ou peut-être a-t-on placé la barre plus haut pour les ’’NOPS’’ (‘’Naturally Occuring Prohibited Substances’’ = Des substances interdites se trouvant naturellement dans certaines plantes dans la nature) ? Cela se pourrait bien quand même parce que nous-mêmes ne pensons pas que la composition des mélanges pour pigeons ait soudainement changé. Avec une certitude susceptible d’être limite, on en a tiré les conclusions en Afrique du Sud et on a ajusté, adapté les valeurs prises en compte. C’est malin et ingénieux naturellement, ce sont uniquement les idiots qui ne changent pas d’avis. Mais exactement pour ces ‘’NOPS’’, des substances qui sont présentes dans la nature, il faut suivre une détermination, une définition quantitative. Les spécialistes nous disent que pour des substances déterminées, cela est vraiment nécessaire. Evidemment pas en ce qui concerne les anabolisants ou  certains corticoïdes synthétiques, il est évident que lorsque ceux-ci sont détectés dans les fientes, qu’ils ont toujours été administrés de façon exogène, ou peut-être quand même.

Est-ce que vous vous rappelez encore l’affaire ‘’Claeskens’’, où l’on a détecté dans les fientes de ses pigeons contrôlés, un dérivé d’antalgique. D’après les experts, la présence de cette substance n’était pas suffisante pour pouvoir ainsi affirmer que cet amateur colombophile avait effectivement triché et magouillé.

En ce qui concerne ce genre de substances, on doit alors déterminer une quantité admissible et les experts doivent alors décider si les quantités détectées ont aussi réellement pu augmenter et améliorer la prestation du pigeon ; oui ou non. C’est compliqué et embrouillé, n’est-ce pas ?

De l’urine positive peut ne pas l’être nécessairement. Mais alors, il y en a encore certains qui s’en sortent, d’après les experts. Par exemple des amateurs qui administrent de très petites quantités d’une substance interdite ou qui donnent quelque chose juste avant le début de la saison, par exemple des retardateurs de mue ou des substances semblables. Ces amateurs s’en sortent donc lors de contrôles pendant la saison des concours. Donc en ce qui concerne cela, des analyses et recherches supplémentaires sont encore nécessaires mais il y a un grand nombre de substances qui s’accumulent dans les plumes des pigeons et qui restent détectables là pendant une longue période.

Chez les êtres humains, cela se passe via les cheveux, vous souvenez-vous encore pourquoi dans le passé, soudain tellement de coureurs cyclistes dans le peloton présentaient des têtes chauves ou d’autres coureurs qui s’étaient teint les cheveux en blond très clair ? La raison en était simple, de cette manière, ils ne pouvaient pas se faire prendre via des analyses de cheveux.

Maintenant aussi, on est unanimes à ce sujet chez les pigeons, il n’y a pas encore eu ou alors encore très peu de recherches conduites concernant cette possibilité, mais ils sont certains que cela doit être techniquement possible. Si vous mettez ensemble toutes ces techniques, alors vous rendez la chute de fraudeurs possibles encore plus grande, mais il y a un ‘’mais’’.

Bien évidemment, ces recherches induisent aussi un prix et à Halle, cela fait des années que l’on dit manquer d’argent, donc on n’a pas grand-chose à attendre de ce côté-là. Ils ont choisi de prendre la mer à bord d’une embarcation légère, qui est surtout bon marché mais le passé a démontré que cela n’a pas toujours été un succès, loin de là. C’est surtout la communication avec l’Afrique du Sud qui ne s’est pas déroulée complètement comme vous le souhaiteriez et vous l’attendiez. C’est aussi alors extrêmement important que l’on utilise l’expertise qui existe déjà dans notre pays et là aussi, les spécialistes étaient tout à fait d’accord ; en Belgique il y a suffisamment d’expertise pour conduire ces recherches, il faudrait faire de nouvelles recherches et études et mettre sur pied une CCS avec des experts afin que l’on puisse établir un règlement doping aussi bon que parfait.

Naturellement, la perfection à 100% n’existe pas, nulle part et jamais, et vous aurez toujours l’histoire du garde-forestier et du braconnier en mémoire, mais il faudrait quand même essayer d’approcher de la perfection. Dans notre pays, nous avons de très bons experts, des spécialistes dans le domaine du doping, des techniques d’analyses et d’expertises dans d’autres sports. Nous devons consulter, demander conseil à ces spécialistes, nous devons unir nos forces afin de chercher à atteindre cette perfection. Le problème est que à Halle, on ait fait machine arrière et que l’on continue à rester inactif et qu’ils laissent suivre leur cours à tout.

Il n’y a pas là le moindre signe positif, alors c’en est quand même assez. Rien n’est moins vrai, l’année dernière énormément de personnes ont été faussement accusées et d’un autre côté, ils s’en sont encore aussi tirés. On ne peut plus laisser ce genre de choses arriver, on doit pouvoir oser regarder vers l’avenir et attraper le taureau par les cornes.

Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu d’échantillons de fientes positifs en provenance d’Afrique du Sud que tout est effectivement comme cul et chemise, comme dans le meilleur des mondes. Mais à Halle, pour le moment nous avons là un bateau ivre, sans personne à la barre.

Les procès et les réélections font en sorte d’amener énormément de pression et personne ne sait vraiment bien où le bateau va s’échouer. C’est évidemment dommage parce que la saison des concours est à nouveau à nos portes et bientôt, ce sera de nouveau appliquer un cautère sur une jambe de bois. Messieurs de la RFCB, faites fonctionner la fédération, ouvrez vos yeux et informez-vous auprès de spécialistes et aussi, travaillez de concert avec la FCI afin de mettre sur pied un bon règlement International et ainsi de pouvoir  réaliser une réglementation uniforme.

Nous jouons encore toujours, somme toute des concours Internationaux, n’est-ce pas. Tout le monde doit être égal devant la loi, ce n’est quand même pas trop demander, vous témoignerez au sport colombophile que vous êtes à son service.

 

Rudi Hendrikx

         

 


Vue d'ensemble d' actua

Reageren


Om te reageren dient u aangemeld te zijn.
Retour en haut de page