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Joseph Leenen : « Liberté ! »

Posté le 27/09/2017, Auteur: info@pitts.be


Résidant à Godarvile, Joseph Leenen profite pleinement, à 58 ans, d’une pré-retraite bien méritée. Il partage son temps entre sa famille, femme et enfants qu’il chérit, ses amis, ses chiens et bien évidemment ses pigeons.

Mais Joseph est aussi un homme de convictions. Avec un « s » car elles sont multiples. Et fortes. Et audibles aussi car Joseph Leenen sait se faire entendre. Un verbe fleuri qu’il doit à ses origines « brusselaire ». Ce savoureux mélange des genres, épicé d’une générosité immédiatement perceptible, en fait un personnage qui gagne à être connu. Et qui ne laisse pas indifférent.

Mais attention ! Cette personnalité affirmée s’étoffe dans le respect de l’autre. Notre interlocuteur sait défendre et communiquer son avis, mais il sait aussi mesurer ses ardeurs, écouter et adopter un esprit constructif. Pas dédaignable quand il s’agit d’intégrer une société plurielle comme l’est la RFCB. Car c’est bien là l’objectif de Joseph Leenen : être élu lors des prochaines élections fédérales.

« Poser sa candidature, ce n’est pas un geste qui se fait sur un coup de tête, sur une envie subite. C’est un acte fort. Je veux m’investir davantage pour la colombophilie, pour les colombophiles car j’en ai désormais le temps et que cela me motive », explique-t-il d’emblée avant d’entrer dans les détails de sa candidature.

Des déclarations d’autres candidats, il en a vu, lu et entendu. « Mais je n’ai aucun commentaire à faire. Chacun est libre et a le droit de s’exprimer comme il l’entend. Je préfère parler des aspects de la colombophilie qui me semblent être des priorités pour les prochaines années. »

 

ARTICLES 36 (RFCB) et 37 (EPR Hainaut)

L’un des points essentiels, voire le point essentiel, de la « campagne » de Joseph Leenen, c’est la liberté de mouvement des amateurs. « Il faut être clair : tout le monde ne peut pas pratiquer la colombophilie de la même façon. Je ne parle pas des moyens propres à chaque amateur. J’évoque une liberté d’action muselée par les règlements, les statuts en vigueur. Ce qui nous donne donc un problème qui peut être corrigé par un changement de ces statuts, de ces règlements. »

Pour avoir lu et relu tous ces statuts, parfois âpres à décortiquer, Joseph cible directement les articles 37 et 37 bis du règlement sportif de l’EPR Hainaut-Brabant Wallon : « Ces articles limitent certains amateurs au maximum. Aucun choix possible pour certains car ils déterminent l’endroit ou les endroits où l’amateur peut aller enloger. On se retrouve avec des libertés d’action très différentes pour deux amateurs parfois séparés de 400 ou 500 mètres. L’un des deux aura le choix entre plusieurs locaux alors que l’autre n’a aucun choix ! Aucun ! C’est un local possible et rien d’autre. Désolé mais ce n’est ni normal ni équitable. Et ce n’est certainement pas adapté à la colombophilie de notre époque, à la réalité du terrain. Cela pose un vrai problème en vitesse et petit demi-fond. Il faut tout de même savoir que le découpage géographique, basé sur la position du local de la société, se fait toujours avec le fameux critère « avant fusion des communes ». Sérieusement, il est temps de se mettre à jour, d’offrir un espace de jeu plus large aux amateurs. C’est l’amateur qui paie, il a droit à cette liberté. En tout cas, il a droit à moins de contraintes. »

Quand Joseph Leenen est lancé sur ce sujet, il l’est comme un satellite mis sur orbite. Rien ne le freine, ne le ralentit : « Nous sommes tous d’accord : un court point reste un court point. Mais si l’amateur se retrouve avec un choix possible entre trois ou quatre locaux, ça élargit les possibilités, ça lui donne une liberté qu’il n’a de toute façon pas pour le moment. Après, à lui de faire le bon choix.  La question n’est pas chacun joue où il veut. Il faut des limites. Un beau rayon qui reprend au moins trois sociétés, ce serait déjà une avancée. Je ne vois pas pourquoi un amateur a juste le droit de… payer sa licence sans avoir aucun autre droit. Il y en a qui sont condamnés à jouer dans le même local toute leur vie. »

Les concours de vitesse sont, par essence, ceux qui sont le plus sujet à débat. Une plus grande liberté pour les amateurs, n’est-ce pas ce que craignent certaines sociétés ? « Sans doute. Mais les sociétés doivent aussi s’adapter, réagir. Etre à l’écoute de ce que veulent les amateurs. C’est toujours ce dernier qui se voit imposer les choses. On se retrouve avec des lâchers innombrables, certains pour une cinquantaine de pigeons. La vitesse mérite qu’on s’y attarde car il faut penser à tous les amateurs. Il n’y a pas que les joueurs de fond en colombophilie. D’abord, la vitesse, c’est le passage obligatoire pour tout colombophile. C’est par ces concours qu’on apprend à jouer. Ensuite, il y a encore beaucoup d’amateurs qui s’en tiennent à la vitesse et au petit demi-fond parce que ce sont des concours vite pliés et que cela leur permet de profiter un peu plus de leur week-end. Il faut aussi respecter ceux qui ont fait ce choix. »

 

« DE PLUS BEAUX LÂCHERS ! »

On l’aura compris, Joseph Leenen est de ceux qui prônent le regroupement. « Sur Charleroi, ma région, cela va devenir indispensable. Et c’est le cas dans beaucoup d’endroits en Wallonie. Il faut vraiment arrêter de lâcher société par société. Bientôt, on va lâcher rue par rue. Un Colombophile à la fois ! Allons ! Redevenons sérieux ! C’est important un beau lâcher, avec une masse qui en est vraiment une et pas une volée de 50 pigeons. Organisons de beaux lâchers, plus massifs, avec un beau championnat et un beau classement général. Tout le monde y gagnera. Actuellement, il y des classements avec des petits points car ce sont de petits secteurs et des coefficients difficiles. Harmonisons tout cela. Si on s’entend sur ce point, il y a moyen de mettre sur place quelque chose de bien dans le respect des sociétés et des amateurs. »

Parmi les candidats francophones, Joseph Leenen est l’un des rares qui pourra aussi bien s’exprimer, s’il est élu, en français qu’en néerlandais. Parfait bilingue, il a développé de nombreuses amitiés de chaque côté de la frontière linguistique. Un atout indéniable même s’il s’agit avant tout d’être élu au sein de son EPR. A Godarville, on garde d’ailleurs les pieds sur terre : « J’évoque des points qui concernent un grand nombre de colombophiles. C’est pour ma passion que je veux m’engager. Je ne prie pas pour ma chapelle. Contrairement à d’autres, je suis un simple amateur, je ne suis dans la gestion d’aucune société. Un mandataire, à mes yeux, il a le devoir de représenter, certes son EPR, mais surtout le plus grand nombre de colombophiles. On n’est pas là pour défendre ses intérêts personnels, ou ses amis, ou ses affiliés. »

Un dernier point soulevé par le candidat godarvillois concerne la communication à la RFCB : « Il manque clairement un pro de la communication, des relations publiques, du marketing, qui assisterait entre autres aux réunions et pourrait communiquer concrètement avec les sociétés et les amateurs. Bien communiquer cela engendre directement une plus grande transparence et une meilleure compréhension de tous. »

HUPEZ

 

 


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