Pitts-globePitts-loginPitts-premiumPitts-registerPitts-search

"LA SAGA DES DHINNIN"

Posté le 25/10/2017, Auteur: info@pitts.be

afbeelding1.jpg | Pitts

La genèse :

Héritage d’une famille dont le père et ses frères ont tous attraper le virus colombophile, Luc Dhinnin jouaient déjà très fort au sein de son club de Loon–plage, commune littoral sur la côte à quelques mètres de la mer. Quadragénaire, inoculé par le virus de ses alleux familiaux, c’est en 1988, que Luc et son épouse décide de trouver un logement à la campagne. C'est à Cappelle-brouck, qu'ils viennent de repérer. La tranquillité et l'emplacement ont été déterminants. Il s’est installé depuis, belle bourgade flamande, nichée au creux d’une campagne verdoyante, ressource de paix et d’un calme solennel. A noter que pendant les années 90, il avait obtenu des résultats remarquables, colonie quasiment imbattable en vitesse qu’en demi-fond. Suite à son implantation à Cappelle-Brouck, Luc qui maintenant joue seul, a opté définitivement pour les concours de grand fond et surtout les internationaux. Le père, Paul et ses trois fils, Jean-Jacques, Luc et René-Paul partagent cette même attention envers les pigeons. Difficile dès lors quand ils se retrouvent en famille de ne pas parler colombophilie pendant les repas de famille. Cela fait partie de leur univers depuis plus de quarante ans. Pour Luc, c'est également une passion partagée par son épouse Sandrine et ses enfants comme pour son père aussi avant à donner sa passion. Son père, Paul, originaire du Pas-de-Calais est venu s'installer dans la région des hauts de France. C'est là qu’il découvrit ce mythe flamand des concours de pigeons et que ses trois fils poursuivirent aujourd'hui. Les Flandres maritimes, terre d’accueil de grands champions ont vu éclore un très bon colombophile, Luc Dhinnin et dont la colonie est quasiment l’une des meilleures, sinon la meilleure actuellement en 1ère Région du nord de la France pour jouer les longues distances sur sa stabilité et son professionnalisme. Orientés plein Sud, les colombiers sont rapidement aménagés pour recevoir la petite colonie qui avait pris création, il y a une dizaine d'années. A l'époque, il commença comme vitessier mais très vite c'est l’envoûtement des concours de grands-fonds. C'est aussi tout un art d’élever des pigeons plutôt qualifiés d'athlètes au regard de leurs performances. Une autre approche de la colombophilie qui séduit les jeunes générations aujourd’hui, traditionnelles de grandes joutes internationales comme Pau, Saint Vincent, Agen, Narbonne, Marseille, Perpignan, Barcelone, avec des distances moyennes à plus de 900 kilomètres. Les pigeons achèvent ces distances en moins d'une journée voir plus selon la météo et les vents. C’est l’année 2008 qui reste encore gravée dans la mémoire de la famille Dhinnin puisque Luc a décroché le titre de champion de France aux internationaux de France. Pour la saison 2009, il est 5e au classement général et son frère Jean-Jacques, premier dans la catégorie au premier inscrit au CIF. Depuis, il est toujours dans le top 10, une stabilité mémorable. Les retours au colombier sont l'occasion de se retrouver en famille et d'accueillir les sportifs. « Sur Internet, je regarde l'heure de départ et je fais une évaluation du temps que vont mettre mes pigeons » relate Luc qui ajoute qu'il se trompe peu. Il connaît très bien ses coulons et c'est toujours avec orgueil qu'il les voit tomber souvent au coucher du soleil. A quelques minutes de l'arrivée, toute la famille est dehors, scrutant le ciel pour entrevoir les premiers. Maintenant, grâce à internet, il reste des souvenirs, des articles et des émotions. Pour illustrer encore les performances de ses pigeons, Luc évoqua le retour d’un fameux Narbonne, en juillet 2008, « ils étaient lâchés à 7 h 10. Parmi les 1445 pigeons 7 de sa colonie y participèrent. Les deux premiers, les seuls du club de dunkerque, dit-il fièrement, sont arrivés à 22 h 01 et à 22 h 07, avec une vitesse estimée respectivement à 966,123 m/mn et 959,433. Le troisième est arrivé à 7 h 37 le lendemain » incroyable ce concours.

 

Méthode de jeu :

Dans sa colonie, il a des lauréats d’exceptions qui se classent dans les premiers aux concours internationaux depuis 2008. Lorsqu'il fait contempler ses colombiers, il présente l'ensemble de ses protégés, une centaine bien portants, et très calmes. Ils reconnaissent le maître des lieux et ne sont pas craintifs ni surpris par les visiteurs. C'est une des qualités des joueurs de grands fonds contrairement à certains pigeons habitués au concours de vitesse qui sont plus sauvages ou craintifs. Tous les veufs de son colombier sont soigneusement préparés à une carrière longue aux distances de vol. Un programme bien consciencieux. « En grand fond, il faut du très bon pigeon » souligne Luc et c’est dans l'art de la colombiculture. Il y a ceux que tous colombophiles apprennent et les secrets dit maison. « Pour jouer, il faut une part de chance, la santé surtout dans les pigeons et de très bons pigeons ». Mais tous sont unanimes pour reconnaître qu'avant tout, il faut des colombiers très bien aérés, propres et bien entretenus. « Tous les jours, je nettoie, dit-il », une tâche qu'il exécute même deux fois par jour lors des concours. Luc veut le confort pour ses champions et ils le lui rendent bien. Luc Dhinnin joue essentiellement en catégorie grand fond. Aux internationaux, c'est l'attirance de la dureté de l’épreuve et la qualité des sujets qui incitent les colombophiles comme Luc. La plupart s’apprivoisent avec les nouvelles technologies actuelles et notamment avec la constatation électronique. Un système que Luc possède depuis longtemps et qui lui facilite la vie et l'enregistrement de ses arrivées. En exécution de préparation, ses veufs participent à quelques concours de vitesses, demi-fond, les CALC et les fédéraux, avec un taux de réussite de 60%. La colonie actuelle est composée d’une soixantaine de veufs, une quarantaine de yearlings et une soixantaine de jeunes. Cette colonie a la particularité de ne pas avoir de reproducteurs mais elle pratique un élevage de tardifs, soit faite après perpignan qui après leur naissance courant septembre, sont joués comme célibataire sans motivation particulière. Pas question de brûler les étapes. Le veuvage est dit traditionnel car les femelles ne sont pas jouées, le célibat pour les yearlings et juste un dégrossissage pour la jeune génération. Une attention particulière est pointée pour la motivation, le facteur primordial de Luc, car les femelles comme les veufs doivent être au top, le jour de l’engagement. 

 

Les origines :

Pointons que pour ses provenances, il a encore la vielle souche familiale de base qui coule encore dans les veines des veufs au près du quelle nous retrouvons les Henry, un amateur de Boulogne sur mer dont le parcours fut remarquable pendant de longues années, les DEGUILLAGE, les BATENBURG, les Jules TRONQUOY et les Roger SENICOURT. Brasser des souches aussi différentes, cela peut laisser prédire un résultat hétéroclite, mais Luc a déporté la difficulté et à la prise en mains, on se récupère des sujets dont la corpulence est moyenne, ni trop lourde, ni trop légère et aussi avec des sujets dont l’œil est très riche, la musculature au dessus de la moyenne, un plumage soyeux, l’aile bien ventilée, le manteau épais et l’avant-bras court comme selon la théorie alaire. La devise de Luc est « sa modestie et sa grande simplicité; pas de fioriture pas de blablas ». Des soins adaptés, de l’hygiène et une nourriture forte et toujours la même tout le long de l’année avec beaucoup de grit frais à disposition et de temps à autre quelques graines de friandises, pas de médication ou très peu, pas de traitement aveugle, quelques vitamines juste ce qu’il faut, le tout le plus près de la nature pour ne pas ramollir les pigeons….Pour jouer les grand fonds, il faut des pigeons robustes, qui volent à leur cadence mais toujours au même rythme et pour cela il faut concevoir des pigeons qui tiennent l’endurance sportive. Luc est très attentif à l’état de fraicheur lors de la rentrée des concours et le repos est calculé suivant le temps de récupération car c’est primordial d’après lui. Dans ses colombiers au nombre de deux mais avec neuf compartiments, il n’accepte pas le surpeuplement, les veufs doivent avoir assez d’air sinon il y a des problèmes de maladies respiratoires. La sélection est poussée à l’excessive, Luc laisse voler ses veufs par tous les temps afin de les prémunir des changements de météo éventuels au cours des concours. Voilà en condensé l’histoire de cette superbe colonie et sans aucun doute l’une des valeurs sûres du grand fond en France dans les avenirs suivants.

                                                                                                                                     (Opale).

1er champion général CIF en 2008

4é champion général CIF en 2009

3e champion général CIF en 2015

1er au championnat aux 2/1ers de la coupe d’Europe 2015

3é au classement général de la coupe d’Europe 2015

2ème à la coupe d’Europe 2016

plusieurs fois vainqueur du championnat général du dépôt de Dunkerque


Vue d'ensemble de reportages

Reageren


Om te reageren dient u aangemeld te zijn.
Retour en haut de page