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Les news du ciel

Posté le 08/06/2017, Auteur: info@pitts.be


On ne fera pas le tour du globe. On se contentera d’en faire une bonne partie tout de même, rien qu’avec le second sujet sur la problématique posée par les faucons pélerins. Mais avant cela, arrêtons-nous au Proche-Orient où certains énergumènes ont une nouvelle fois détourné nos volatiles favoris du droit chemin…

Les autorités douanières du Koweït ont appréhendé un pigeon portant des drogues dans un sac à dos miniature, indique le journal koweitien al-Rai.

Au total, 178 pilules ont été trouvées dans la poche en tissu attachée à son dos.

L'oiseau a été capturé près du bâtiment douanier à Abdali, à la frontière avec l'Irak.

Un journaliste d’al-Rai a déclaré que les drogues étaient une forme de kétamine, une anesthésie utilisée également comme drogue illégale, dans la composition des pilules plus connues sous le nom d’ « ecstasy ».

Abdullah Fahmi a déclaré à la BBC que les douaniers savaient déjà que les pigeons étaient utilisés pour transiger contre la drogue, mais que c'était la première fois qu'ils avaient capturé un oiseau en train de voler.


Il ne s’agit pas du premier cas dans le genre. Des pigeons ont déjà été utilisés pour « passer » des stupéfiants légers mais de grandes valeurs. En 2011, la police colombienne a découvert un pigeon qui était incapable de survoler un haut mur de la prison en raison du poids d'un paquet de cocaïne et de marijuana attaché sur son dos

 
Et en 2015, les gardiens de la prison de La Reforma au Costa Rica ont attrapé un pigeon chargé avec 14 grammes de cocaïne et 14 grammes de marijuana. Les gardes ont signalé que d'autres animaux, y compris les iguanes et les chats, avaient également été recrutés pour tenter de transporter des drogues dans la prison.
 

Les journalistes anglais de la prestigieuse BBC ont relaté ces infos. Souhaitant comprendre pourquoi et comment des trafiquants utilisent les facultés des pigeons, ils ont interviewé quelques scientifiques et ont plongé le nez dans des bouquins d’experts… Voici ce qu’ils ont trouvé : « Les pigeons sont particulièrement adaptés à la navigation, et les scientifiques ont testé plusieurs idées sur la façon dont ils le font. En 2013, des chercheurs ont rapporté dans le Journal of Experimental Biology qu'ils avaient trouvé ce qui pourrait être responsable de la prouesse des pigeons. Les oiseaux, semble-t-il, utilisent des ondes sonores à basse fréquence appelées infrasons pour créer une carte mentale de la topographie de leur emplacement. »
 
Mais aussi ceci : « D'autres théories comprennent l'idée que les pigeons utilisent des changements dans le champ magnétique de la Terre pour tracer une zone ou qu'ils s'appuient sur l'arc du soleil comme guide. Encore une autre idée est que ces navigateurs experts peuvent sentir leur chemin à la maison.
 
Les pigeons peuvent également être des cérébraux, avec la possibilité d'apprendre plusieurs itinéraires et de les retenir, selon une recherche publiée en ligne en avril 2014 dans la revue Biology Letters.
 
 
Mais un pigeon peut-il être envoyé pour faire une livraison? C'est possible, mais les pigeons volent d'une seule manière : vers leur la maison, disent les experts. Cela signifie que la destination de la drogue doit déjà être imprimée comme «maison» pour le pigeon. Ils ne peuvent pas passer de A à B et de retour. Ils vont de B à A. »
 
Des thèses et théories que les colombophiles belges connaissent déjà mais qui semblent étonner les journaleux du média officiel de sa Majesté.
 

Pendant ce temps, au Koweit, ils prévoient de relâcher le pigeon muni d’une balise pour retrouver les vrais trafiquants…

 

FAUCONS : TOUT LE MONDE S’EN PLAINT !

Récemment, lors d’un reportage au local du club de Pont-à-Celles, Noé De Coster évoquait la problématique que posent désormais les faucons en ces termes : « Une des choses que je demanderais à la RFCB, voire même à la FCI, c’est d’amener à un échelon politique le problème que posent les nombreuses pertes dues aux faucons sur les concours de fond. Au moins en prenant contact avec des responsables politiques français pour qu’ils aient connaissance de ce véritable fléau pour les colombophiles. On a protégé ces oiseaux dans tous les pays et désormais ils prolifèrent. Je serais curieux d’avoir des chiffres, des vrais relevés. Aussi bien du recensement de ces rapaces que des victimes du côté des pigeons. »
 
Noé De Coster n’est pas le seul à pointer ce problème du doigt. En France, de nombreux colombophiles se plaignent ouvertement en évoquant un taux de pertes croissant dans leurs colonies au fil des saisons.
 
En Angleterre aussi ! Un colombophile a interpellé la « Royal Society for the Protection of Birds » (Société Royale pour la Protection des Oiseaux, en Grande-Bretagne) via un courrier. Objet de sa lettre : «  Les oiseaux de proie qui nichent à Leeds menacent l'avenir des concours colombophiles dans la ville ; les amateurs ont peur. »
Simon Schofield, un colombophile averti, a déclaré dans ce courrier que 25 de ses pigeons avaient déjà été tués cette saison par des rapaces.
 
La RSPB lui a répondu. Mais elle lui donne tort dans son interprétation. Il faut préciser que la RSPB est forte de plus d’un million de membres au Royaume-Uni, réunissant des gens de tous les horizons, de toutes les classes sociales, et donc aussi des membres influents dans la société britannique. Réponse de la RSPB : « Les oiseaux de proie nichent de plus en plus dans les villes mais ils ne sont la cause que d’une faible proportion de pertes. Beaucoup de pigeons ne reviennent pas à leurs colombiers en raison de l'égarement et de collisions avec les bâtiments. »
 
A Leeds, un couple de faucons pèlerins niche dans des bâtiments autour de l'université de Leeds. Et des faucons pèlerins ont également investi la cathédrale de Wakefield depuis plusieurs années. La RSPB a déclaré que ces oiseaux, qui sont une espèce protégée, colonisaient dans les villes parce que les bâtiments à grande hauteur reproduisaient des habitats naturels tels que les falaises. Précisons que c’est exactement comme cela que ça se passe aussi chez nous, en Belgique, depuis plus de vingt ans…
M. Schofield est attristé de la réponse: « J'ai encore 60 pigeons et, à ce rythme, je pense que je terminerai la saison avec une trentaine. Ce n'est pas seulement le côté émotionnel, mais aussi le coût. Les pigeons ne sont pas bon marché et pour chacun d'eux qui est tué ou blessé, il faut remplacer ou traiter. C'est mon hobby, mais maintenant je suis confronté à la possibilité d'abandonner. »
 
Dans l’avis qui lui a été rendu, le colombophile a aussi pu lire l’argumentation d’un ornithologue de sa ville : «Les pèlerins mangent une variété d'espèces et les pigeons ne constituent qu'une petite quantité de leurs repas. En outre, aussi difficile que ce soit pour les amateurs de pigeons de perdre des oiseaux de cette façon, c'est aussi l'ordre naturel des choses et il n'y a pas beaucoup de choses à faire à ce sujet ».
 
On l’aura compris, cet amateur s’attaque à forte partie, à un lobby puissant. Menacées à la fin du siècle dernier, de nombreuses espèces de rapaces sont devenues des espèces protégées. Et cela a permis de sauvegarder de nombreuses espèces. Pour le seul exemple du faucon pèlerin, prenons la référence en la matière, à savoir l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Sur l’échelle de l’UICN, le faucon pèlerin est passé en 20 ans du niveau « préoccupation majeure »  à « préoccupation minimale », c’est dire si  les pèlerins sont nombreux à croiser la route de nos chers voyageurs…
                                                                                                                                        HUPEZ


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