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Question de la semaine

Posté le 12/05/2017, Auteur: info@pitts.be


Cette semaine, je vais traiter de l’histoire très instructive d’un jeune amateur colombophile, qui essaie de pratiquer son sport favori d’une manière plutôt exceptionnelle (dans le sens qu’elle sort des sentiers battus) mais terriblement intéressante. Mon lecteur Danny est un amateur colombophile encore relativement jeune. Son épouse et lui-même ont tous les deux un emploi à temps plein et en outre, ils doivent s’occuper de leurs deux enfants qui vont encore à l’école.

A partir de 7h30 le matin jusqu’à 16h30 il n’y a donc personne à la maison.

Vous allez donc vous dire : c’est impossible alors d’encore pouvoir pratiquer le sport colombophile ? Rien n’est moins vrai !

Danny remporte toutes les années plusieurs premiers prix et différents prix de tête et il parvient à vraiment bien se défendre dans les championnats régionaux ; surtout en demi-fond et grand demi-fond.

 

Son système

Danny joue pratiquement exclusivement avec les femelles. Et il ne possède pas de couples de reproducteurs. Il passe l’hiver avec à peine environ 45 pigeons.

Le pigeonnier de jeu est conçu spécialement pour le jeu avec les femelles au veuvage, c’est-à-dire avec un plancher en caillebotis mobile et avec des petits casiers séparés afin que les femelles au veuvage ne puissent pas se voir lorsqu’elles se trouvent dans leur reposoir. Les 20 femelles de jeu, vieilles et yearlings, sont accouplées au mois de novembre et elles élèvent une tournée de jeunes hâtifs. De ces pigeonneaux, Danny ne garde uniquement, dans la mesure du possible, que les petites femelles. Les jeunes mâles sont éventuellement vendus pour une modique somme ou échangés avec des amis contre de jeunes femelles.

Dans le colombier des pigeonneaux, il ne reste donc (presque) uniquement que des femelles. Notre jeune colombophile ne conserve que quelques jeunes mâles de ses meilleurs couples et ceux-ci sont placés dans un petit pigeonnier à part.

Ils ont nourris à volonté et à des heures irrégulières. Leur unique rôle consiste à servir plus tard de partenaires pour les jeunes femelles. Et si Danny découvre plus tard l’un ou l’autre jeune mâle parmi les supposées femelles, ceux-ci passent alors dans le petit pigeonnier des jeunes mâles.

Aussi bien les vieilles femelles de jeu que les jeunes femelles, sevrées en janvier, sont hébergées dans un grand colombier avec volière et au printemps, elles ne sont mises en liberté que le weekend. Ce n’est donc que lorsqu’on passe à l’heure d’été, quand il fait encore bien clair à 17h00 que commence l’entraînement quotidien pour les femelles de jeu. A partir de ce moment aussi, les vieilles et les jeunes femelles font la volée ensemble. Au début, Danny  lâche les jeunes femelles environ un quart d’heure après les vieilles femelles ; plus tard, elles volent tout le temps ensemble.

Au mois de mai, les jeunes femelles peuvent faire connaissance avec les jeunes mâles restants pendant quelques jours et/ou avec quelques vieux mâles.

Ensuite, les entraînements et dressage vont pouvoir commencer et les jeunes femelles vont être aussi jouées au veuvage jusqu’au début du mois de septembre.

A l’enlogement et pour le retour des concours, les mâles attendent les femelles dans leur pigeonnier. Chez les jeunes pigeons, très vite des couples se forment de manière assidue. Celles qui rentrent les premières ont évidemment le premier choix ! Mais Danny trouve que cela n’a pas beaucoup d’importance.

 

Un gain de temps

Le grand gain de temps est constitué par le fait que Danny ne doit pas absolument aller au pigeonnier le matin.

Les vieilles et les jeunes femelles font donc leur volée ensemble et cela à peine une fois par jour. Et aussi, il ne les nourrit qu’à peine une seule fois par jour. Leur ration est vraiment bien déterminée, calculée afin que le matin il reste encore un peu d’orge à picorer.

Les veilles et les jeunes femelles restent dans l’obscurité jusqu’à 10 heures, et ce au moyen d’un volet électrique, géré par une minuterie. Lorsque le volet électrique est levé, les femelles ont ainsi la possibilité d’aller dans la volière devant leur pigeonnier à partir de 10 heures.

 

La simplicité

Le sport colombophile ne doit donc pas consister en une tâche journalière à  temps plein. Avec un peu d’inventivité et d’ingéniosité et en ayant un système bien étudié, astucieux mais également parfaitement préparé, on peut donc aussi remporter d’excellents résultats avec un emploi du temps limité.

Mais les amateurs colombophiles disposant de beaucoup plus de temps libre pourraient aussi y réfléchir et s’en inspirer !

Peut-être pourrions-nous bien y gagner quelques heures que nous pourrions ainsi consacrer à d’autres choses agréables et plaisantes ?

 

Jos Pellens


Vue d'ensemble d' actua

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